Pourquoi New York ne figure-t-il pas sur le podium de mes marathons préférés?

Telle est la question qui m’est régulièrement posée par bon nombre de mes amis marathoniens. Je vais essayer d’y apporter une réponse claire, bien que ce ne soit pas très facile car tout dépend des critères retenus pour évaluer le niveau de satisfaction.

Personnellement, je participe aux marathons pour l’aspect sportif mais aussi et surtout pour le plaisir de voyager et de partager, et ce sans aucune recherche de performance, mes temps (entre 03:50 et 04:45) l’attestent et je n’ai aucune envie de modifier mon comportement.

Dans ces conditions, les critères importants à mes yeux sont le lieu où l’épreuve se déroule, un parcours sympa, une population se sentant concernée, le nombre de spectateurs massés tout au long du parcours, les encouragements prodigués et, bien sûr, la qualité de l’organisation (primordial).

En retenant ces critères, et après avoir couru 33 marathons en moins de quatre ans dans 25 villes du monde, je place en tête Tokyo, suivi de Londres et Boston comme marathons préférés.

A Tokyo les spectateurs (qui sont majoritairement des Tokyoïtes, au contraire de NY, par exemple) vous accompagnent sans relâche sur les 26.2 miles du parcours, en vous proposant leur assistance en permanence. J’ai également rencontré cette situation à Boston. A Londres le public est nombreux, malheureusement un peu plus « parqué » derrière les barrières, mais le parcours est magnifique. Et puis ces villes et leurs habitants se préparent à cette manifestation et vous le font savoir (si on a la chance d’arriver avant). A Boston par exemple, 2/3 jours avant l’épreuve, des gens nous interpelaient dans la rue, dans le métro, dans les magasins pour nous parler « de leur marathon » (ma tronche « très longiligne » ne trompe pas l’amateur éclairé sur mes intentions).

A New York, on est loin de cela. Le public est certes nombreux, l’arrivée à Central Park est fastueuse mais mon impression est de participer davantage à une grande parade qu’à un marathon.

Attention, qu’on ne me fasse pas dire ce que je ne dis pas. Des satisfactions, lors de mon voyage à NY, j’en ai eues. Retrouver cette ville de NY, que je connais bien et aime vraiment beaucoup, côtoyer à nouveau les New-yorkais qui sont des gens vraiment sympathiques, ne m’ont apporté que du plaisir. Et puis il y a eu cette organisation sans faille de mon prestataire «Planet Tours» qui, de plus, nous a permis de découvrir un hôtel mythique : le Waldorf Astoria.
Côté course, la satisfaction est réelle mais comparable à celle de la découverte d’autres parcours tout aussi sympas. Si l’ambiance est bien présente tout au long du parcours, sauf, peut être, lorsque l’on traverse le quartier juif où les habitants sont plus discrets, j’ai trouvé celles de Berlin, Hambourg, Stockholm (je ne parle même pas des villes de mon podium), toute aussi chaleureuse. Par ailleurs certains quartiers traversés ne sont ni plus beaux ni plus moches que certaines banlieues de grandes villes, ce qui m’a quelque peu déçu. Et puis finalement, même si ce critère n’est pas trop important pour moi, le parcours New Yorkais n’est pas si facile que cela, avec beaucoup de « virages » et de faux plats montants (traversée des ponts principalement). Enfin, pour rejoindre le départ il faut toute une logistique (on n’y va pas en métro), puis on attend souvent dans le froid que votre « corail » soit libéré (quand on a un dossard « escargot » comme le mien, je ne vous dis pas!).
Ce qui me gêne aussi un peu, sans toutefois intervenir dans mon jugement, c’est cette envie de bon nombre de participants, français principalement, de vouloir à tout prix participer à NY alors qu’ils n’ont jamais couru de marathon et que, peut être, ils ne participeront plus jamais à un autre.
New York est le marathon qui attire d’abord les ‘one timers’, celles et ceux qui ne souhaitent pas faire carrière sur la distance des 42,195km mais simplement vivre l’aventure une fois. Ce n’est pas ma démarche, mais après tout si cela les rend heureux…
Soyons honnête, je retournerai certainement un jour courir dans cette ville mais pas à n’importe quel prix. La preuve, cette année j’ai reçu quatre invitations (Tokyo, Rome, Londres et NY) et la seule que j’ai « écartée » c’est NY, officiellement pour raison familiale.

Dernière précision, et non des moindres, je n’ai pas encore couru Chicago qui, si j’en crois le club des 250 marathons (mes potes GG, Momo et JC), se glisse en 2ème position derrière Tokyo et juste avant Londres et Boston. Je vous en dirai plus après le 13 octobre 2013.

Écrit par Gianpie, le 26 mars 2013.

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Un commentaire

  • mon cher gianpie tt ceci est bien vrai mais NY trop un myt pour ne pas le tenter ciao et merci encore a plus

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