Zurich Marató Barcelona by Dare 

MARATHON DE BARCELONE 2017


Après Séville le 19 février, Barcelone était la 2e étape du Daremarathon Europan Tour 2017 ! Pour ma 5é participation au marathon Catalan, j’vais décidé de courir avec Alice et Anne mais cette dernière, sérieusement blessée, s’est vu contrainte d’annuler sa participation. Alice, fidele de nos Early Bird du jeudi matin et membre de la TeamPointzen a décidé de courir sous le couleurs des Free Runners pour des raisons de confort : débardeur chez FR contre maillot manches courtes chez TPZ, le choix était aisé au vu de la météo clémente qui s’annonçait. Objectif du jour : se qualifier pour Boston 2018 en passant 3 bonnes minutes en dessous de 3h45. Nous avons donc demandé une barre à 3h38 d’une part pour être le plus large possible et ainsi accroitre ses chances d’être retenue et d’autre part c’est une marque qu’Alice a déjà franchie avec un 3h36 a Paris pour son 1er marathon !
Mais revenons en arrière si vous le voulez bien.
Arrivée à Barcelone le vendredi après midi. Dès la descente du bus pour nous rendre a l’expo, nous constatons que nous sommes bien trop couverts. La différence de température avec Paris que nous avons quitté quelques heures auparavant est saisissante. Nous retirons notre dossard avant de nous engager dans l’expo proprement dite. Ici pas le choix, l’entrée vous oblige à traverser le stand Asics, sponsor officiel depuis 2013 lorsque Mizuno a passé la main. Mes amis qui me connaissent bien et savent le temps fou que je peu passer sur une expo telle que Berlin ou Boston seront surpris d apprendre que je ne me suis pas éternisé sur celle de Barcelone. La visite fut d’ailleurs si brève, que nous en avons oublié de retirer le dossard de la course du petit déjeuner du samedi. Oubli réparé après un second passage.
Samedi 4 mars. 
C’’est sur les conseils de mon pote Gianpie que je me suis inscrit au breakfast run. Contrairement au breakfast run de Paris ou celui des courses américaines, celui de Barca est gratuit , la seule contrainte étant de s’inscrire avant la fermeture des inscriptions limitées à 2000 coureurs. 
Pour commémorer les 25 ans des jeux olympiques de Barcelone, les organisateurs nous ont fait un joli cadeau : emprunter les 4 derniers kilomètres du marathon olympique de 1992. Ils ont d’ailleurs invité les 6 médaillés de l’époque : Young Cho Hwang, Koichi Morishita et l’allemand Stephen Freigang (qui couura le marathon le lendemain en 3h03’43à bientôt 50ans !) pour les hommes et Valentina Yegorova, Yuko Arimori et Lorraine Moller pour les femmes !
J’invite ceux qui n’étaient pas encore nés ou trop jeunes ainsi que ceux qui ne se rappellent pas du duel épique entre le japonais Morishita et le sud coréen Young C.Hwang de regarder cette video a partir de 2h de film (placaEspana) afin qu’ils se rendent compte de la difficulté des 4 derniers km qui amenaient les coureurs sur Monjuic avant de pénétrer dans le stade olympique. Gardez en mémoire que la course se courait un 9 aout et tout est dit.
le film de la course : https://www.youtube.com/watch?v=CSc_DX46GWQ&t=7658s
C’est aux alentours de 9h30 que nous nous élançons sur les pentes de Monjuic. La ligne de départ correspond au km 38, les organisateurs ayant pris le soin de placer un panneau symbolique pour marquer chaque KM du parcours. Cette manifestation sert de warm up pour Alice, Eleonore et moi sans grand risque puisqu’il ne s’agit que de monter et effectué au petit trot. Couvert de la casquette Abbott World Majors Marathon, je suis abordé par une hollandaise qui me demande si j’ai couru les 6 majors. Je lui dit que non. Bien sûr, elle, oui ! Là, j’enchaine par la question qui doit logiquement suivre derrière à savoir lequel des 6 a-t-elle préféré. la réponse fait tout de suite mouche droit dans mon cœur : Boston !
Nous pénétrons enfin dans le stade olympique, rebaptisé en 2001 Estadi Olímpic Lluís Companys en hommage au président de Catalogne exécuté par les autorités franquistes en 1940 ; nous en effectuons un tour complet. Les gradins sont aussi vides que ceux du stade de Séville sur lequel est jugé l’arrivée du marathon andalou, mais l’effet n’est pas du tout le même. Le stade catalan,que nous devons à l’architecte japonais Arata Isozaki. est plus joli que celui de la Cartuja, et possède une âme, l effet J.O. et le caractère historique y sont évidemment pour quelque chose. Ajoutons à cela une météo de fou et tout était réuni pour vivre un moment inoubliable. Nous redescendons à pied, sans serpenter cette fois-ci, par le chemin le plus direct jusqu’au point de départ où nous attend un café, des oranges, de l’eau et une viennoiserie.
Dimanche 5 mars.
Le plan de marche est identique à celui de Séville trois semaines auparavant à savoir un départ prudent suivi, si tout va bien, par 2 phases d’accélération et négative split à la clé.
Arrivés sur la placa Espana, nous laissons Eléonore qui vient courir son 1er marathon et Guillaume qui va l’accompagner dans cette épreuve, rejoindre leur sas pour entrer dans le notre. Il fait incroyablement beau et pas trop froid. 
C’est 8 minutes après que le coup de feu ait été donné qu’ Alice et moi franchissons la ligne de départ sous une pluie de confettis alors que raisonne « Barcelona » de Montserrat Cabalé et Freddy Mercury. Grandiose !
Les 6 premiers kilomètres sont en faux plat montant ce qui engage à la prudence. Mes démons me rattrapent très tôt puisqu’ à peine avions nous parcouru un kilomètre, que je dois mettre le clignotant pour un arrêt forcé au stand. Je demande à Alice de ralentir et de m’attendre pour que je n’aie pas d’efforts trop importants à faire si tôt pour la rattraper.
Passage au 5e KM en 26’32 (5’18/km de moyenne) , L’arrêt ne nous aura pas handicapé puisque nous avions prévu 26’28. 
Après avoir contourné le Camp Nou, le ‘Little Big Horn du PSG (pas le temps de nous recueillir devant la stèle commémorative de la débâcle:o), nous redescendons vers la placa Espana d’où nous sommes partis Nous passons au 10e KM en 53’04, 26 secondes de retard sur notre plan de marche (52’38). Une foule importante s’est amassée dans la carrer de la Diputacio et la carrer Vilamari qui contourne les arènes (devenus un centre commercial) et nous fait déboucher sur la Grand Via de les Cort Catalanes longue de 2km. Nous dépassons Michel Bach, célèbre coureur insolite qui court sous une tour Eiffel ! Un coureur à ses cotés ne cesse d’asperger d’eau son visage grimaçant. Son allure, entre marche et course ne laisse planer aucun doute : ca va être très long pour lui. A cet instant, je m’interroge et me demande pourquoi s’inflige t-il cette souffrance supplémentaire !? 
Nous tournons à gauche sur le Passeig de Gracia, sans doute l’artère la plus huppée de la capitale catalane. La route s’ élève à nouveau sur un bon kilomètre. Un coup d’œil à gauche nous permet d’admirer la Casa Batllo et un coup d’œil droite la Casa Milà, deux prestigieux édifices que nous devons à Antoni Gaudi.
Passage au KM15 en 1h18’57 (prévu en 1h18’44). Nous sommes passés à 5’10/km et commençons a regagner des places alors que nous en avions perdus jusqu’ici. Nous descendons la carrer de Sardenya qui longe la façade arrière de la Sagrada Familia. C’est magnifique.
Les KM18 à 22 consistent en un aller retour sur l’avinguda Meridiana, deux kilomètres dans le sens de la montée, deux autres en descente ce qui permet de croiser d’autres coureurs. Le ciel s’est couvert et je commence à me demander si j’ai eu raison de ne mettre qu’un débardeur. Cette fraicheur ressentie va durer une quinzaine de km.
Passage au semi en 1h50’23 (prévu 1h50’15). Nous continuons à gagner des places. Nous laissons l’avinguda Meridiana pour tourner a gauche dans la carrer de Valencia qui s’est retracie à cause des deux files de spectateurs qui se sont rangés face à face sur le chemin emprunté par les coureurs, nous laissant que peu de place pour passer. L’analogie avec une étape de montage du tour de France nous vient à tout de suite l’esprit. 
Sur la rambla de Prim qui marque le 25e KM que nous passons en 2h10’14 (10 secondes d’avance sur notre plan de marche ). Alice, le visage rougi, ventile doucement mais sensiblement. Rien de méchant ou d’alarmant mais suffisant pour la mettre en garde sur les risques potentiels de le payer plus tard si nous continuons à ce rythme. Notre coureuse de la Teampointzen affirme que tout va bien ; nous serons bientôt fixés.
C’est au 26e KM que nous entrons sur l’avinguda Diagonal, interminable aller-retour de 5 kilomètres qui nous donne une seconde occasion de croiser d’autres coureurs. Le U-turn s’effectue au pied de la Torre Agbar, tour construite par Jean Nouvel qui n’est pas sans nous faire penser à un vibromasseur (la tour, pas Jean Nouvel ;o)). La foule s’est agglutinée à cet endroit (2e effet tour de France) pour diminuer sensiblement le long de cette ligne droite qui semble ne jamais se terminer. 
Passage au KM30 en 2h36’25 contre 2h36’04 prévu dans notre plan de route. Nous devrions être en phase d’accélération à ce moment-là de la course, or nous avons couru moins vite entre le 25e et le 30e KM qu’entre le 20e et le 25e KM ce qui me fait émettre des doutes quant au succès de notre objectif.
Lorsque nous débouchons sur le passeig de Garcia Faria qui longe la mer au KM32, le soleil, ô bonheur, est revenu et ne nous quittera plus jusqu’à l’arrivée. 
La course, qui vient réellement de commencer sur la diagonale se termine, « chronométriquement » parlant du moins, au KM 33 lorsque nous nous voyons contraints de ralentir. Nous avons besoin de nous refaire une santé pour ne pas risquer d’exploser plus loin. 
Au KM 35 que nous franchissons en 3h03’47, ma compagne de voyage me demande si l’objectif est encore atteignable. Ma réponse est sans appel : c’est NON ! En effet, nous aurions dû passer en 3h01’29 en mode « je dépasse du monde ». Je lui propose donc de terminer « à pied » en oubliant l’objectif afin de profiter des derniers kilomètres, de cette météo superbe et de la foule que je promets plus danse au fur et à mesure que nous nous approcherons de l’arrivée.
Après être passés sous l’Arc de Triomphe, nous tournons à gauche sur la Ronda de Saint Père, noire de monde comme chaque année, dont le faux plat montant de 900 mètres peut se montrer délicat à négocier pour peu que l’on ai pas les jambes à ce moment-là. La placa Catalunya arrive comme une libération lorsque nous plongeons dans le quartier gothique. Nous nous arrêtons au KM38 où un ravitaillement intermédiaire est installé en face de la cathédrale pour prendre un peu d’eau puisque plus rien ne nous presse. La route redevient plane ensuite jusqu’au 40e KM que nous passons en 3h31’52, soit 4’58 de retard sur l’objectif. Même si plus rien ne peut nous arriver, les 2 derniers kilomètres en faux plat montant sur l’Avinguda del Parallel sont à prendre au sérieux. A chaque participation, je redoute toujours cette longue ligne droite qui nous permet d’apercevoir au loin la fontaine monumentale conçue par l’architecte Josep Maria Jujol, un des principaux collaborateurs de Gaudí ; celle-ci semble rester hors d’atteinte alors que chaque foulée est censée nous rapprocher d’elle. Depuis notre entrée sur l’avinguda Parallel, nous courrons sur la voie de droite puisqu’ elle seule nous est réservée mais a 500m de l’arrivée environ, nous sommes orientés subitement sur la voie de gauche par une chicane. C’est ici que les pourcentages de l’avenue sont les plus importants. et à ce moment de la course, on peut avoir l’impression d’être englué sur le bitume ; fort heureusement, les encouragements des nombreux spectateurs postés à cet endroit sont les plus bruyants de la course et aident considérablement les marathoniens à franchir ce dernier obstacle. Alice, qui termine en 3h44’06 (3h44’05 pour moi – allez comprendre !!??), est ravie malgré tout même si le contrat n’est pas rempli.
Néanmoins, la qualif pour Boston semble tout de même acquise puisque le jour de la course (avril 2018), Alice passera sur la tranche d’âge supérieure dans laquelle lui est demandé 3h55 soit 11mn sous le Par !

2 Commentaires

  • Bonjour, comment avez vous obtenu cette affiche du marathon de Barcelone : photo départ + photo incrustée avec chrono. Est ce une option que l’on peut choisir lors de l’inscription ? J’aimerais avoir la même pour moi en 2019

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