Interview de Gianpie par Pascal Silvestre (www.runners.fr)*

Moi, Gianpie, 67 ans, 60 marathons en cinq ans…  

Durant plus de 30 ans, il a bossé comme un dingue. Et puis, un jour, il a pris la vie autrement : direction, la planète marathon. Avec sa silhouette d’oiseau migrateur, Gianpie est un personnage à part. Près de 60 marathons en cinq ans ! Un formidable exemple pour toutes les vocations tardives qui rêvent d’éternité running…

Souvenir du premier footing ?
En 2008. J’ai commencé par Paris-Versailles. Venant du vélo, pratiqué depuis 2003, j’avais la pêche et finalement je n’ai pas trop souffert. Ce qui a renforcé « mon envie » de courir avec le sentiment que c’est plus facile que le vélo.

Fréquence cardiaque (actuelle) au repos ?
48 pulsations (et une VO2max de 65).

Kilométrage hebdomadaire ?
50kms de running et/ou 150 de vélo (entrainement seulement, hors kilomètres marathons). 

 Palmarès running ?                                    Depuis 2010, j’ai bouclé 30 semi marathons et 59 marathons. Dont les six Majors et aussi Pékin, Tromso, Jérusalem, St Petersburg, Tallin, Riga…

Record personnel sur 42,195km ? 
3h50. Ma philosophie de course est de prendre du plaisir avant toute chose. Alors, je m’arrête sur le parcours pour écouter des chanteurs, capter l’instant en photographiant ou encore prendre un café. Dans ces conditions, aujourd’hui, je mets entre 4h15 et 4h30.

Objectifs 2015 ?
Quinze marathons (j’en ai déjà bouclé cinq…). J’ai choisi des marathons atypiques : Torshavn marathon, Iles Féroé, Guernsey marathon, Rügenbrücken marathon — on enjambe la mer baltique pendant 6 kms…

Objectif 2016 ?
Les six marathons « Majors » en une année (déjà courus mais sur deux ans).

Un bémol lorsqu’il s’agit de running ? 
La législation française qui oblige à présenter un certif médical (ou une licence) pour participer à une course — document qui ne vaut rien puisque l’on sait que la majorité des docteurs le délivre à leur patient sans réel examen. Mais ce n’est pas un défaut du running à proprement parlé plutôt celui des instances politico-sportives.

Plus grand athlète de tous les temps ?
Lance Armstrong. 

 Séance d’entraînement qui fait mal ?        Mon principe est simple : ne jamais se faire mal (au contraire du vélo). Je cours uniquement en endurance mais longtemps si nécessaire. D’ailleurs sur marathon je suis généralement beaucoup mieux sur le second semi.

Exploit qui donne des frissons ?
Descente des grands cols alpins en bike.

Superstition d’avant course ?
Envoyer des Viber à mes filles.

Parcours fétiche ?
Marathon de Hambourg en course et le parc Monceau à l’entrainement.

Aliment indispensable après une grosse séance d’entraînement ?
Du choco noir 70% minimum après, pendant et avant la course ! Je suis Vegan depuis dix ans et ne mange jamais de viande. Je m’autorise une à deux fois dans l’année du saumon (généralement lorsque je séjourne dans le nord de l’Europe).

Dans les oreilles en courant ?
Uniquement à l’entrainement, jamais en course : Queen, Léonard Cohen, Presley, Sinatra, France Gall…

Gadget running indispensable ?
Je ne sais pas si c’est un gadget, mais je fabrique moi-même mes gels et mes barres énergétiques. Super efficace (du moins je le crois) et puis c’est bon !

Meilleur souvenir en compétition ?
Les épreuves courues avec ma fille, mais aussi New York 2013 où j’ai aidé un ami, grand coureur avec notamment plusieurs marathons des sables à son actif, à terminer la course alors qu’il était malade (trois semaines avant il avait subi une intervention chirurgicale!). La ligne d’arrivée franchie, on s’est jeté dans les bras l’un l’autre. J’en pleurais.

Pire souvenir en compétition ?
St Petersburg en 2012. J’ai terminé avec une hernie étranglée. Terribles douleurs. Heureusement, j’étais avec un ami chirurgien qui m’a « tout remis en place » à l’issue de la course. Le soir même de la course, je repartais pour Paris. C’était en juin et j’ai été opéré en septembre…  

 Trois arguments pour convaincre un débutant des vertus du running ?                              Santé, partage, convivialité.

Boire (de l’alcool) ou courir, faut-il choisir ?
Mon ami et docteur du sport (réputé) prétend que la moindre goutte d’alcool nuit aux sportifs. Il explique d’ailleurs de nombreux accidents musculaires de sportifs par l’alcool. Pour ma part, il y a dix ans que je ne bois pas une seule goute d’alcool… Jamais de problème musculaire non plus (je touche du bois).

Budget running annuel (tout compris) ?
Je n’ose pas. Disons au moins 12 000 euros.

La plus belle victoire ?
A très bientôt 67 ans, après avoir couru 59 marathons en cinq ans, je me sens merveilleusement bien physiquement : c’est ça ma plus belle victoire.

Courir dans dix ans ?                                       D’ici trois ans, j’espère atteindre les 100 marathons. Après….

* Pascal Silvestre, journaliste (Le Figaro..) et présentateur TV (Infosport) est rédacteur en chef de http://www.runners.fr (nés pour courir) site sur lequel vous pourrez retrouver l’intégralité de l’interview et aussi beaucoup d’autres articles pationnants sur le running (courses, nutrition…)


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