Dubaï Marathon

                                            

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                                  DEBUT D’ANNEE AU SOLEIL

 Le traumatisme post-SaintéLyon, encore bien présent en cette fin décembre 2010, associé à un début d’hiver assez rigoureux, me conduisent à revoir mes projets de trails enneigés initialement programmés.

Un ras le bol des conditions hivernales, en quelque sorte.

C’est au soleil que je souhaite commencer l’année nouvelle. Confortablement et au chaud.

La suggestion de Vincent (celui qui met 2h23 au marathon) m’apparaît  alors comme sympathique: participer le 21 janvier au 11ème marathon de Dubaï.

 Départ le 18 janvier, vol 074 des Emirates Airlines, compagnie choisie sur sa réputation, pour son vol en A 380 et aussi pour « faire la nique » à Air France qui ne m’a toujours pas remboursé du vol de Berlin le 17 décembre annulé par la compagnie en raison des conditions météo. Excellent choix.

 L’arrivée à Dubaï s’effectue tard (minuit).

Les contrôles de passeports se font sérieusement mais sans excès et cinoche comme dans certains pays. J’apprécie.

Une limousine avec chauffeur et steward m’attend pour m’amener au Sofitel. J’ai choisi cet hôtel pour son appartenance au groupe Accor et aussi compte tenu de la proximité de la ligne de départ de la course. Enfin je le croyais. Ce dont je me rends vite compte c’est qu’ici tout est gigantesque. Les immeubles (les architectes doivent s’en donner à coeur joie), les avenues et aussi les distances. Ainsi Dubaï est traversé par une « Road » qui doit faire 40 kms de long et depuis l’hôtel la ligne de départ du marathon est tout de même distante d’une dizaine de kms.

 Au petit matin me voila sur la plage (le Sofitel est situé Jumeirah beach dans la quartier de la Marina, très animé, certainement un des plus sympa de Dubaï, face au Palm Jumeirah) en train de courir. Il fait beau mais le ciel est légèrement voilé, la température voisine de 17° montera à 25° dans la journée.

L’après midi et le lendemain le programme sera, piscine, visite en métro de Dubaï et de ses « mall » (des centres commerciaux « monstrueux », les plus grands au monde), de l’aquarium géant du « Dubaï Mall » , quelques descentes à skis dans la station couverte du « Mall of Emirates ». Impossible de monter au Burj Khalifa la tour la plus haute au monde (+ de 800m), il fallait réserver préalablement. Le soir festival international de jazz/blues.

 Tout ici est fait de gigantisme. Pas ou peu de trottoirs. Tout le monde se déplace en voiture, majoritairement de très grosses et des 4×4.

 Une visite rapide  à l’organisation du marathon me permet de disposer de mon dossard. Ici, contrairement aux autres grands marathons, pas de « village ».

J’apprends que nous serons 12000 le jour de la course dont seulement 1500 sur les 42 kms, les 10500 autres participants aux 10 kms.

 Le soir c’est à la terrasse de « Paul », la boulange parisienne bien connue,  que je me restaure.

On peut dire que si la ville ne laisse certainement pas indifférents les touristes qui se pressent majoritairement dans ses rues ou à ses terrasses (elle en étonne sûrement  plus d’un, dont je suis), beaucoup ne souhaiteraient peut être pas prolonger exagérément leur séjour compte tenu de l’absence de quartiers historiques.

Tout est résolument moderne. Pas de quartier ancien, pas de vieille ville.

Pourtant l’accueil des Dubaïotes est très courtois et la sécurité semble maximum même si l’on croise peu de police dans les rues.

 La population locale est composé de personnes originaires de

l’ Emirat de Dubaï, ayant généralement bien réussi dans les affaires et disposant de moyens financiers importants et de travailleurs immigrés (des Pakistanais, des Indiens, des personnes du Skri- Lanka…). Le point commun à cette communauté  c’est la gentillesse, la politesse et le calme affichés. La marque de respect qui se dégage de ces personnes à l’égard de toute autre personne est admirable. Ainsi dans le métro il est difficile de rester debout pendant le trajet compte tenu des nombreuses propositions pour s’assoir qui nous sont faites.

J’apprécie beaucoup ce comportement et c’est sûrement le souvenir le plus marquant que je retiendrai de ce séjour.

Vendredi 21 janvier 5h45, l’hôtel m’a commandé un taxi pour m’amener au départ de la course. Initialement j’avais prévu de prendre le métro mais j’ai appris la veille que celui-ci ne circulait qu’à partir de 13h le vendredi. Heureusement ça roule plutôt bien à cette heure et  malgré les distances les taxis ne sont pas trop onéreux.

 La température est déjà élevée et, chose surprenante ici, il pleut. Pas très fortement certes mais suffisamment pour mouiller. Heureusement la pluie cessera durant la course (avant de reprendre fortement l’après midi).

 Rendu à proximité du départ dès 6h, dans le quartier  Média City, j’ai largement le temps de prendre une boisson chaude dans un café en mangeant mon pain aux raisins.

 Surprise! Une jeune femme philippine vient me tenir conversation. Elle est présente, me dit elle, pour prendre des photos et me demande si je suis Allemand. Pour ne pas la contrarier je lui dis que oui (après tout, Italien, Français ou autres nationalité on s’en fout).

J’ai du mal à la quitter tant elle est bavarde, mais je dois me rendre sur la ligne. A ma grande surprise elle veut me faire la bise. Je lui accorde ce privilège tout en veillant bien à ce que cette intention ne me crée pas les mêmes problèmes qu’à Richard Gasquet!

 Marathoniens devant, coureurs des 10 kms derrière, les 12000 candidats sont ainsi alignés sur la Sheikh Zayed Road devant le Old Hard Rock Café. Il est 7 heures du mat, il fait jour. La température est déjà de 20° et la pluie s’est presque arrêtée.

Coup de pistolet, c’est le départ. Il me faudra une bonne minute pour franchir la ligne.

Apres 200 m on tourne à droite puis de nouveau à droite 300 m plus loin pour prendre la large route, avec allée centrale,  parallèle à la plage. On ne la quittera plus pendant 21 kms avant de faire demi-tour pour parcourir de nouveau 21 kms. Pas le moindre détour. C’est tout droit. Pire que le Corso Francia de Turin et ses 17 kms de ligne droite.

 Avec mon allure « pépère » (10kms/h en moyenne) je m’économise.

Ceci me permet  aussi d’observer le paysage, notamment les nombreuses mosquées, construites certainement récemment (comme tout le reste d’ailleurs), simples et harmonieuses qui jalonnent le parcours.

 Nous passons également au 6 ème km, puis au retour au 36 ème, devant le Burj Al Arab, édifice de grande hauteur construit en forme de voile situé à proximité du Dar Al Masyaf Arabian Summer House magnifique résidence entourée de plantations fleuries. Les seules que j’ai observées dans la région.

 Puis ce sera le Umm Suqeim Park (parc verdoyant) au 10 ème km puis au 32 ème, le Dubaï Ladies Club au 15 ème et au 27 ème, le Zoo au 18 ème et au 24 ème.

Le demi-tour (enfin!) s’effectue lorsque l’on atteint le port de Dubaï.

En chemin on croise, au loin,  la fameuse tour de + de 800m de haut   Burj Khalifa.

 Tous les 5 kms on trouve des points d’eau, de boissons énergétiques, d’épongeage et une assistance médicale si besoin.

Rien à redire. Par contre, pas de ravito « solide ».

Surprenant et contrariant pour moi qui bouffe beaucoup en course. De plus pour une fois je n’ai rien emmené depuis la France pour ne  pas « contrarier » les guides touristiques qui écrivent que les substances nutritionnelles ne doivent pas être importées aux EAU!

 Je dois donc m’arrêter à deux reprises dans une échope pour acheter du chocolat (mon carburant moral) et des dates (mon carburant énergétique).

 Un peu de temps de perdu d’autant plus que les commerçants sont bavards avec les runneurs égarés. Mais tellement sympa!

 La plupart du temps je suis seul dans ma course ce qui pour autant ne me déplait pas. Je vis ma vie de runneur tranquillement.

Jamais éprouvé dans ce marathon, je franchis la ligne d’arrivée, placée sur un »circulaire » à l’intérieur d’un petit parc où des tribunes permettant d’accueillir le public ont été dressées, en 4h22. Pas mon meilleur temps, mais course sympa sans souffrance. D’ailleurs dès le lendemain matin  je cours mes 5 kms sur la plage.

Je finis dans les 580 ème et 12 ème de ma catégorie.

 Je suis satisfait et c’est bien le principal.

 Un mot sur les spectateurs de ce marathon, assez nombreux tout on long du parcours, chaleureux mais sans excentricité, ce qui est parfait.

 Un grand merci au groupe d’ Américains sur des Trek roues Zipp qui nous ont suivi ( les larges avenues empruntées permettent ce type « d’accompagnement ») en m’encourageant à de nombreuses reprises ( GOOD JOB! ).

  Écrit par Gianpie, le 24 janvier 2011, dans le vol Emirates Airlines 073 Dubaï /Paris.

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