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LE BONHEUR EST DANS LE SPORT

Quand j’entreprends quelque chose, je m’investis à 100%. Je peux difficilement mener de front deux activités à la fois.

Ainsi, professionnellement, Directeur Contrôle de Gestion au sein d’un Groupe International,  j’ai toujours fait le choix de ne me consacrer qu’à mon job et à rien d’autre. Conséquences, une disponibilité 24h/24h, 365 jours / an, mais à la clef des responsabilités majeures et surtout la certitude d’être considéré comme un décideur.

Revers de la médaille, une vie de famille moins harmonieuse et le sentiment que l’on passe à côté de beaucoup de choses.

C’est pourquoi, lorsqu’à l’âge de 55 ans (j’en ai aujourd’hui 63), j’ai la possibilité de partir en pré-retraite, j’y vois immédiatement l’occasion de concrétiser certains projets qui me tiennent à cœur et que je n’ai pas pu réaliser jusqu’alors, faute de temps.

Parmi ceux ci, le sport a pour moi une place bien à part. Principalement les disciplines faisant appel à l’endurance (vélo, course à pied, triathlon longue distance …) que j’ai toujours suivies par le biais du seul contact avec le sport qu’était ma lecture quotidienne du journal l’Equipe.

D’où me vient cette passion ? Je ne sauraisdire mais voir se « donner un max » les athlètes pratiquant ces disciplines m’a toujours fait rêver. Ce sont de véritables guerriers !

Et si moi aussi je pratiquais ?

Le 1er juillet 2003, libre de tout engagement professionnel, j’établis un programme de reprise en main.

J’y consacrerai mon temps, mon argent mais c’est certain, d’ici un an, je serai en mesure de pratiquer… Mais quel sport au juste? Ski de fond, cyclisme sur route ou course à pied qui forment mon triplé sportif  passionnel?

Avant toute chose, je me dois de modifier mon physique, qu’il s’agisse du  look  (fini les costumes sur mesure, la coupe de cheveux sérieuse, les lunettes standards…) ou de ma corpulence, mes 102 kgs étant un sérieux obstacle à la pratique des sports que je souhaite entreprendre.

Pour le look c’est facile. Rendez-vous est pris chez le coiffeur qui transformera ma coupe classique en une coupe beaucoup plus sportive.

Pour combattre mon surpoids, ce sera régime sans graisse et marche quotidienne.

D’ailleurs, c’est à marcher en Amérique du Sud que je passerai les premiers mois de ma nouvelle vie, avec un trek qui me fera visiter la Patagonie, la Cordillère des Andes ou encore le désert d’Atacama. Que du bonheur !

A mon retour en Europe, fin 2003, j’ai déjà perdu 12 kgs  sans réelle privation et tout en profitant au maximum de la satisfaction apportée par ces voyages.

Débarrassé d’une partie de mon embonpoint, je vais désormais pouvoir entamer ma nouvelle vie de sportif.

Comme nous sommes en hiver, c’est par le ski de fond que je commencerai.

Deux mois dans le Jura, ski quotidien et au final une Transju’ de 76 kms courue en février 2004. Ma première compète.

Le bonheur apporté par cette participation, même si je ne cours que pour le plaisir sans recherche d’une quelconque performance, me conforte dans mon choix d’une vie nouvelle faite de sport et de grand air. Ma course est certes modeste mais j’ai vécu une journée “hors norme”.

Au printemps 2004, l’achat d’un beau vélo carbone (un Look réplica de celui de l’équipe pro. du Crédit Agricole) me donne l’opportunité d’un nouveau challenge. En réalité, à partir de cet instant tout va s’accélérer.

Dès mes premiers coups de pédales, naissent en moi des envies de compétition même si je sais très bien que jamais je ne pourrai rivaliser avec les cyclo sportifs de toujours.

Peu importe. Je m’inscris dans un club et pars en débattre avec moi-même dans les randos, dans un premier temps puis, par la suite, dans les cyclo sportives.

C’est à la fin de l’été 2004, à l’occasion d’un stage en Espagne organisé par DSO (Didier Soënen Organisation), structure qui grâce à son professionnalisme permet vraiment de progresser, que je prends conscience de mon engouement total pour cette discipline extrêmement exigeante qu’est le cyclisme.

Dès lors, je vais participer à un maximum d’épreuves sur route, passionné que je suis de rouler en peloton sur mon beau vélo, qui sera d’ailleurs rapidement mis de côté au profit d’un Colnago titane/carbone plus confortable que les carbones première génération.

Je ne me refuse plus rien.

Première semaine du Tour de France, toujours avec DSO (nous partons 3 heures avant les coureurs pour rouler l’étape complète avant de visiter chaque soir une équipe professionnelle différente), cyclo sportives en France mais aussi en Italie, Allemagne, Suisse, Afrique du Sud et Amérique du Sud où je traverse la Cordillère des Andes en VTT entre Malargüé (Argentine) et Santiago du Chili. Cela me plaît et je n’hésite pas à dépenser sans compter pour assouvir ma passion.

Après tout, c’est plus raisonnable que de se laisser aller à somnoler dans le canapé ou d’aller crier n’importe quoi dans un stade pour supporter “son” équipe. D’ailleurs, je suis en pleine forme et mon poids est désormais de 72 kgs, bien loin de mes 102 kgs d’antan.

Ce que j’aime le plus dans le cyclisme, c’est sans doute la communion de l’homme et de la machine. Là aussi mes investissements sont à la hauteur de mon plaisir.

Au Colnago, pourtant excellent, succèdent un carbone nouvelle génération de chez Lapierre puis le Cervélo R3 (celui de F. Cancellara dans son premier Paris/Roubaix vainqueur) et enfin le Time RTX VIP.

Des machines qui en font rêver un certain nombre, moi en premier.

Quand je rentre chez un vélociste bien achalandé, j’ai du mal à ne pas faire chauffer la carte bleue.

Mes perf. restent vraiment très modestes (notamment au regard de mes investissements), mais peu importe car je suis conscient de ne pas être un bon et de ne rechercher que le plaisir de pratiquer et puis, 15000 à 20000 kms par an, ce n’est pas si mal pour un semi vieillard.

Je ne néglige rien et côté santé, je visite régulièrement un des meilleurs médecins du sport, qui a notamment fait sa renommée en encadrant les grandes courses cyclistes. Je l’apprécie beaucoup et il deviendra d’ailleurs rapidement un ami à qui je confie ma santé. Il ne m’a jamais déçu. Sur ses conseils, j’ai totalement abandonné l’alcool (pourtant j’aimais bien prendre mes  deux coupes de champ. à 17h, chaque soir après l’entraînement) et je n’abuse pas de la  viande rouge. Seul “vice résiduel” le chocolat noir… Je continue d’avaler 2 tablettes par jour.

Mon “bâton de maréchal”, je l’obtiens lors de ma deuxième participation au mythique “Bordeaux/Paris”, avec 623 kms courus à 28 de moyenne.

Je sors assez fatigué de cette épreuve pour laquelle j’avais souhaité une préparation sans faille parcourant 8000  kms dans les 3 mois précédents l’épreuve avec notamment  de longues sorties. Fatigue d’ailleurs accentuée par une “Etape du Tour” Pau/Hautacam courue entièrement sous la pluie 10 jours plus tard.

Cet épisode provoquera d’ailleurs chez moi une forme de lassitude pour le vélo et m’amènera progressivement à me tourner vers une autre discipline du sport  d’endurance : la course à pied.

J’ai toujours aimé l’athlétisme en général et la course à pied en particulier.

Progressivement, fin 2008, l’année de mon ultime Bordeaux/Paris, je commence à délaisser quelque peu le vélo sans toutefois l’abandonner complètement.

Je participerai d’ailleurs, dans des conditions extra, à l’Etape du Tour 2009, Montélimar / le Ventoux. L’étape était précédée d’un stage d’une semaine dans les Alpes au sein d’une structure de coureurs professionnels, l’hébergement se faisant dans un Relais Château et le transport vers la ligne de départ le matin de la course en hélicoptère, tout comme le retour d’ailleurs.

Quand je vous dis que je ne me refuse rien!

Comme ma course fut aussi tout à fait correcte, je conserve de cette période de juillet 2009, un excellent souvenir même si ma décision était déjà prise de partager mon temps entre les deux disciplines, vélo et cap.

Dès fin 2008, je commençais d’ailleurs à être sérieusement préparé pour ma nouvelle passion et j’avais même participé à quelques courses à Paris durant l’automne ( Paris/Versailles, 20 kms de Paris, 10 kms de Paris Centre, du 17ème… ). Mes perf. n’étaient pas (et ne le seront jamais) terribles, mais au moins je ne souffrais pas trop, en tout cas bien moins qu’en vélo et je tenais le coup au niveau musculaire et traumatique.

Mon objectif était désormais une première participation à un marathon. C’est pourquoi en septembre 2008, je m’inscris au marathon de Paris qui se dispute début avril.

J’avais mis le vélo de côté et je m’entraînais sérieusement en cap, plutôt en endurance et en foncier qu’en explosivité.

Malheureusement, ma préparation sera quelque peu perturbée  par un problème de santé.

Comme tous les sportifs je suis très attentif à mon corps. C’est à Berlin, la veille de la Saint Sylvestre 2008, que je remarque une grosse boule à l’aine gauche. Le verdict du médecin que je consulte, conforté par une échographie, est sans appel : hernie inguinale doublée d’un kyste du cordon.

Je serai opéré le 25 janvier avec un repos post-opératoire, exigé par le corps médical, de deux mois. D’ailleurs si j’en crois l’excellent chirurgien qui m’opère, je peux faire une croix sur le marathon de Paris.

Mais à quoi bon participer à une telle épreuve alors que je n’ai pas couru depuis 3 mois!

Début avril 2009, soit 10 jours avant le marathon, je recommence à trottiner. Insuffisant pour ambitionner courir les 42 kms du marathon.

Mais si j’essayais tout de même d’en faire une partie?

Tout se déroule tellement bien, en tous cas sans gros problème physique, que je boucle mon premier marathon en 4h30. Pas un bon temps certes, mais inespéré compte tenu de mon état.

Cette perf. va booster mon élan vers “mon” nouveau sport d’autant plus que quelques semaines plus tard un fait nouveau va contribuer à me pousser un peu plus au dehors des cyclo sportives.

Nous sommes à la Blé d’Or, cyclo sportive qui démarre de Chartres (Lèves, exactement) et qui nous conduit en traversant la Beauce, aux portes du Perche en dessinant une boucle avant de nous ramener à Chartres.

Je ne suis pas en grande forme “vélo”, me consacrant plutôt aux épreuves de cap. Je viens d’ailleurs de courir 2 marathons en 10 jours.

Dès le départ, à l’occasion d’une petite côte, je me glisse dans un groupe d’une douzaine de coureurs. La vitesse est rapide, le groupe roulant à près de 40 à l’heure, vent de face. Impossible pour moi de prendre des relais, j’ai d’ailleurs même beaucoup de mal à me maintenir au sein du groupe.

Au bout d’une vingtaine de kilomètres, un jeune et solide routier vient à ma hauteur et me dit sur un ton plein d’assurance: “Dis donc pépé, si t’es pas capable de prendre un relais, tu dégages”. Sympa le gamin! Partagé entre l’envie de le foutre dans le fossé (ce qu’auraient fait beaucoup de mes camarades) et de ne pas répondre tout en m’accrochant au groupe, je choisis la deuxième possibilité.

Au final, je termine cette Blé d’Or à 37 de moyenne, légèrement détaché du groupe, mais en jurant que désormais je me consacrerai beaucoup plus à la course à pied en général et au marathon en particulier.

Pour être franc, il convient de préciser que j’avais déjà observé chez certains cyclo sportifs un comportement un peu…comment dire… impétueux peut être, avec une tendance à se prendre pour des coursiers. Mais je ne leur en veux pas et je continue, bien sûr, d’apprécier cette discipline.

C’est désormais en course à pied que je prendrai mon plaisir tout en conservant le vélo comme constituant de mon entraînement et même, en participant de temps à autres à quelques grandes manifestations (Etape du Tour, la Time…) au sein du Team DigestScience, dont je fais partie et qui peut se féliciter d’avoir comme capitaine de route Cédric Vasseur.

Cette structure, créée par le Professeur Pierre Desreumaux, qui est la vitrine sportive de la Fondation du même nom en faveur de la recherche sur les pathologies du tube digestif et la nutrition, me touche de très près.

Et voilà…

Depuis avril 2009 et mon premier marathon (celui de Paris), je me suis donc totalement investi dans la cap avec notamment 15 marathons, 12 semis, et une quinzaine de 10 kms à mon actif ainsi qu’une SaintéLyon (celle de 2010 avec sa neige et ses chemins verglacés car moins 8°).

Comme pour le vélo, mon engagement pour ce sport est total, d’un point de vue  physique mais aussi, n’ayant pas de sponsor, au plan financier. Mais je trouve aussi une grande satisfaction à voyager dans des pays et/ou villes que je n’avais pas (ou mal) visités jusqu’alors. Au moins autant de plaisir que de courir.

Londres, Berlin, Hamburg, Chamonix, Lausanne, Saint Petersburg, Turin, Dubaï, Jérusalem, Prague sont des villes aussi sympathiques à visiter qu’à courir lors de leur célèbre marathon que j’ai toujours terminé dans des temps corrects mais sans plus.

En cette année 2011,  j’ambitionne de participer à 12 marathons.

Fin mai, cinq sont déjà courus et je suis inscrit à sept autres: Tromso et son MSM fin juin, Helsinki fin août, Odense et Berlin en septembre, Pékin en octobre et enfin New York et Florence en novembre.

Si d’ici là,  bien sûr, je tiens le coup physiquement. Mais j’y crois.

Tout cela je le répète, non pas dans le but de battre des records mais seulement de me faire plaisir car désormais pour moi

LE BONHEUR EST DANS LE SPORT

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5 commentaires sur “Bienvenue

  1. BRAVO BRAVO BON COURAGE POUR LA SUITE , pour ton super génial bien fait bien raconter c’est vraiment du grand art
    je suis impatient de lire la suite de tes aventures

    au plaisir JPG

    RICO

  2. Bonjour Jean Pierre,

    Très beau blog et très beau parcours.
    Je t’ai connu il y a longtemps à tes débuts sur le vélo et je voie que tes aventures continuent toujours de plus belles.

    Bonne continuation et j’espère à bientôt

    Sébastien

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